Quand visiter

Pourquoi la Pointe-Pelée?

L’endroit fait toute la différence!

Le parc national de la Pointe-Pelée est situé sur une péninsule où convergent deux routes de migration importantes se prolongeant dans le bassin ouest du lac Érié.  C’est une des premières aires de terre que les oiseaux en migration printanière atteignent au petit matin, après une traversée nocturne au-dessus du lac Érié. En automne, la forme du parc a un effet d’entonnoir sur les oiseaux migrateurs diurnes qui suivent les rivages vers le sud, les concentrant à la Pointe.

La Pointe-Pelée est très reconnue pour ses migrations au printemps et à l’automne et ses habitats diversifiés abritent plus de 390 espèces d’oiseaux recensés. Des parulines aux bécasseaux et des canards aux rapaces diurnes, il y en a pour tous les goûts toute l’année.

Migration printanière (Mars – juin)

  • Oiseaux arborant leur plumage de reproduction, de nombreux chants
  • Période courte et concentrée (mars – juin)
  • La rencontre de fronts météorologiques peut avoir des répercussions

C’est en mars que le nombre le plus important d’oiseaux migrateurs envahit la région, avec le retour de la sauvagine. Le marais et les champs inondés au nord du parc offrent les meilleurs postes pour observer des cygnes et des canards de surface, tandis que le lac permet d’observer des grèbes, des huards et des canards plongeurs.

Par la fin d’avril, les oiseaux chanteurs commencent à affluer dans la région. Ils ont tendance à se déplacer rapidement dans le parc afin de se rendre le plus tôt possible dans les aires de reproduction. Les trois premières semaines de mai sont le meilleur moment pour observer des parulines, des viréos, des tangaras et des orioles. 41 des 54 espèces de parulines régulièrement observées en Amérique du Nord l’ont été à la Pointe-Pelée.

En de rares occasions, vous pourriez observer l’arrivée massive de migrateurs dans le parc. Ces arrivées d’oiseaux chanteurs sont causées par la rencontre entre un front météorologique chaud venant du sud ou du sud-ouest et un front froid venant du nord ou du nord-ouest. Les oiseaux se posent alors lorsque les fronts se rencontrent au niveau du sol ou lorsque les oiseaux qui volent sur un front chaud survolent un front froid. Bien qu’étonnante, la pose en masse des migrateurs est habituellement très stressante pour les oiseaux et les observateurs d’oiseaux doivent d’abord penser au bien-être de ces derniers dans ces circonstances.

La migration se poursuit en juin avec l’arrivée des moucherolles et des oiseaux de rivage. Les espèces nicheuses ont alors établi leur territoire et élèvent leurs petits.

Migration d’automne (De la mi-août à décembre)

  • Oiseaux de proie en grand nombre
  • Oiseaux chanteurs plus nombreux, mais sans leur plumage de reproduction et silencieux
  • Période plus longue et moins intense (juillet – décembre)

Les oiseaux chanteurs commencent leur migration vers le sud à la mi-août, se déplaçant à une allure moins vive qu’au printemps. Bien qu’il y ait un plus grand nombre d’oiseaux, il peut s’avérer assez difficile de les identifier, car ils ne chantent pas et ont leur plumage hivernal.

Les mois de septembre et octobre sont les meilleurs pour observer la plus grande diversité d’oiseaux de proie.  Septembre est le meilleur mois pour observer l’épervier brun, l’épervier de Cooper et la petite buse. Les geais bleus se déplacent en grand nombre dans la région à cette période. Au début d’octobre, vous pouvez observer le faucon pèlerin et, à la fin du mois, l’aigle royal commence également à migrer dans le territoire.

La sauvagine, particulièrement les oies, a tendance à arriver en grand nombre en novembre. Quelques oiseaux demeureront dans l’aire aussi longtemps que les températures chaudes assureront leur survie.

Où observer les oiseaux

Le parc national de la Pointe-Pelée est un des meilleurs endroits de l’intérieur du pays où observer la migration des oiseaux. Sa situation dans les principales voies migratoires et sur la rive nord du lac Érié en fait une zone de concentration des oiseaux migrateurs puisqu’elle attire en période de migration une grande variété d’espèces dans un secteur très limité. Plus de 390 espèces d’oiseaux ont été observées dans le secteur de la pointe Pelée.

Bien que le parc et les environs sont reconnus pour leur attrait en période de migration printanière et automnale, on y trouve de nombreuses espèces tout au cours de l’année.

Pendant le Festival de la plume, la demande de stationnement près du centre d’accueil est élevée.  Les stationnements fermeront à mesure que les places seront occupées et, il sera nécessaire d’éviter tout rassemblement dans le parc. L’accès aux zones d’observation des oiseaux les plus réputées du parc étant limité à un certain nombre de personnes, vous pourriez en profiter pour découvrir d’autres lieux magnifiques. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils et astuces pour tirer le meilleur parti de votre passage dans des aires à explorer dans le cas où le centre d’accueil et les aires de la pointe seraient au maximum de leur capacité d’achalandage.

Où trouver des signalements d’observations

Le centre d’accueil est l’endroit idéal pour obtenir de l’information à jour sur l’évolution des migrations. Le personnel du parc se fera un plaisir de vous aider. La boutique Nature Nook, opérée par les Friends of Point Pelee, offre un beau choix d’ouvrages sur les oiseaux.

Visitez le centre d’information sur les oiseaux, situé dans la tente juste à l’extérieur du centre d’accueil, pour les mises à jour quotidiennes, le tableau des observations et la carte.

Ressources en ligne :

  • Inscrivez-vous à eBird et partagez vos propres observations avec PointPeleeNP
  • Des mises à jour régulières de l’observation des oiseaux de la région de la Pointe-Pelée sont publiées sur BIRDNEWS listserv(en anglais)(birdnews@ontbirds.ca)
  • Observations provençales rares de la région de la Point-Pelée sont publiées sur ONTBIRDS listserv (en anglais)
  • Suivez-nous sur Twitter et Facebook pour les mises à jour de migration et les avertissements pour oiseau rare
  • Joignez-vous au serveur Discord d’Ontario Bird Alert pour obtenir des mises à jour du terrain pour le parc national de la Pointe-Pelée et d’autres endroits dans la province.

Code d’éthique pour l’observation et la photographie

Le parc national de la Pointe Pelée s’efforce de fournir aux visiteurs l’occasion d’observer des oiseaux migrateurs, tout en protégeant ces oiseaux et leurs habitats. Suivez ces directives afin de protéger les oiseaux et leurs habitats.

Favorisez le bien être des oiseaux et la préservation de leurs habitats

  • Tenez-vous à distance pour limiter la perturbation des oiseaux. Certaines espèces peuvent tolérer l’activité humaine, tandis que d’autres y sont extrêmement sensibles. Les oiseaux en migration sont particulièrement vulnérables aux perturbations, car ils peuvent devenir épuisés et affamés – donnez-leur le temps de se reposer et de s’alimenter.
  • Les oiseaux rares sont fascinants, mais il faut songer aux circonstances de l’observation avant de diffuser l’information à tous. Si vous n’êtes pas sûr, consultez le personnel du parc. Signalez et consignez par écrit vos observations.
  • Bien que l’utilisation d’enregistrements soit acceptable à certains endroits, il n’est pas souhaitable de les utiliser là où les oiseaux abondent, comme au parc national de la Pointe-Pelée.
  • Utilisez avec modération toute source de lumière artificielle (comme un flash) lorsque vous filmez et photographiez les oiseaux, en particulier pour les gros plans et n’utilisez jamais le flashe pour les rapaces nocturnes.
  • Évitez d’altérer les habitats ou les sites de nidification, même si c’est pour optimiser vos chances de photographier un oiseau.
  • Demeurez sur les sentiers balisés, qui sont marqués de ruban orange. Que le sentier ait l’air ou non d’un sentier officiel, limitez-vous à ceux qui sont marqués.
  • Respectez les fermetures de sentiers et les sites de régénération. Les projets de restauration bénéfiques pour l’habitat des oiseaux peuvent entraîner des fermetures temporaires.
  • Signalez au personnel du parc tous les nids d’oiseaux considérés comme des espèces en péril. Ne diffusez jamais publiquement l’emplacement de ces nids.

Respectez les autres

  • Suivez toutes les règles du parc, y compris celles liées au stationnement, à l’utilisation des sentiers et aux limites de vitesse.
  • Il est interdit de nourrir les animaux sauvages dans un parc national.
  • Faites preuve de courtoisie avec tous les visiteurs que vous rencontrez.
  • Limitez votre utilisation de radios avec émetteur récepteur et autres appareils de communication, et gardez le volume le plus bas possible.
  • Assurez-vous que votre équipement (p. ex. trépied) ne fait pas obstacle au déplacement des autres visiteurs.

Pour obtenir plus d’information sur le code d’éthique de l’observation d’oiseaux, visitez les sites suivants (les deux premiers sont en anglais seulement) :
https://www.aba.org/about/ethics.html
http://www.ofo.ca/aboutus/ethics.php
http://www.quebecoiseaux.org